Face aux tensions sociales qui peuvent fragiliser les familles et les communautés, le village d’enfants SOS Abomey-Calavi mise sur la prévention et le dialogue. Les 30 et 31 juillet 2026, trente-trois acteurs de la communauté d’Amanhoun, dans l’arrondissement de Godomey, ont renforcé leurs compétences en prévention et gestion des conflits, médiation et promotion de la cohésion sociale.
Prévenir les conflits avant qu’ils ne s’aggravent
Construire des communautés protectrices pour les enfants passe aussi par la capacité des populations à prévenir les tensions, à dialoguer et à résoudre pacifiquement leurs différends. C’est dans cette perspective que le Programme de Renforcement de la Famille du village d’enfants SOS Abomey-Calavi a organisé, les 30 et 31 juillet 2026, un atelier de renforcement des capacités au profit de 33 représentants de la communauté d’Amanhoun.
Organisée dans la case communautaire du village d’enfants SOS Abomey-Calavi, la formation a permis aux participants d’approfondir leurs connaissances sur les mécanismes communautaires de prévention des conflits et les pratiques favorisant la paix, la cohésion sociale et le vivre-ensemble.
« Je vous remercie d’avoir répondu présents à cette session très importante sur la prévention et la gestion des tensions sociales dans vos communautés », a déclaré Pierre Atimba, coordonnateur local du Renforcement de la Famille, à l’ouverture de la session.
Des outils concrets pour prévenir et gérer les tensions
Fondé sur l’approche HDP-Nexus (Humanitaire, Développement et Paix), l’atelier a abordé plusieurs dimensions fondamentales de la prévention des conflits. Les participants ont notamment été outillés sur les notions de paix et de cohésion sociale, les techniques de médiation, la communication non violente, la gestion pacifique des conflits ainsi que les mécanismes communautaires d’alerte précoce et de dialogue.
Au-delà des connaissances théoriques, la formation s’est appuyée sur des exposés, des études de cas, des travaux de groupe et des mises en situation. Cette approche participative a permis aux participants d’analyser les causes profondes de certains conflits communautaires, de partager leurs expériences et d’identifier des solutions adaptées à leurs réalités.
La session a été facilitée par Maxime Agoua, chef de projet du ReSPESD, qui a particulièrement insisté sur l’importance du dialogue et de la communication dans la prévention des tensions.
« De plus en plus, l’intolérance s’installe dans nos communautés. Cela crée des tensions entre individus et entre communautés, alors qu’une bonne communication peut aider à mieux les gérer. Je vous exhorte donc à vous outiller afin que vous soyez les ambassadeurs de la paix dans vos communautés respectives », a-t-il déclaré.
Faire des communautés les premières actrices de la paix
Le renforcement des compétences des acteurs de proximité constitue un levier important pour construire des communautés plus résilientes et protectrices. Les leaders locaux, membres des cellules communautaires et autres acteurs de proximité peuvent en effet jouer un rôle déterminant dans la détection précoce des tensions, la médiation et la recherche de solutions pacifiques avant que les différends ne s’aggravent.
C’est cette capacité d’action locale que le Programme de Renforcement de la Famille entend consolider. L’objectif est de permettre aux communautés de disposer elles-mêmes de compétences et de mécanismes leur permettant de promouvoir durablement le dialogue et la cohésion sociale.
Les participants ont salué la pertinence des thèmes abordés et se sont engagés à mettre en pratique les connaissances acquises.
Charlemagne Carlos Wolo Adingni, chef du quartier et président de la cellule d’Amanhoun, a notamment réaffirmé son engagement à s’impliquer davantage dans la prévention et la résolution pacifique des conflits.
« Nous remercions le village d’enfants SOS Abomey-Calavi qui nous a outillés pendant deux jours sur la manière de prévenir les tensions sociales et de les gérer. Nous sommes nombreux à avoir pris part à cette session. Chacun fera l’effort de mettre en pratique les acquis de cette formation. Nous ne pouvons que dire un grand merci au village d’enfants SOS qui œuvre pour une cohésion sociale inclusive », a-t-il témoigné.
33 nouveaux relais pour promouvoir le dialogue et le vivre-ensemble
À l’issue des deux jours de formation, les 33 participants repartent ainsi avec des connaissances et des outils pratiques leur permettant de mieux anticiper les tensions, faciliter le dialogue et contribuer à la résolution pacifique des différends dans leur environnement.
À travers cette initiative, le village d’enfants SOS Abomey-Calavi poursuit son action en faveur de communautés capables de créer un environnement plus stable et protecteur pour les enfants et leurs familles. Dans un contexte où la prévention des tensions et le renforcement de la cohésion sociale constituent des enjeux importants, investir dans les compétences des acteurs communautaires permet d’agir en amont des crises. Ces nouveaux relais communautaires sont désormais appelés à devenir, au quotidien, de véritables ambassadeurs de la paix à Amanhoun. Pour rappel, le village d’enfants SOS Abomey-Calavi est financé par SOS-Kinderdorf e. V. (Allemagne).




